Un bain de boue et de pluie pour ma dernière course en 2016

Publié le 1 Novembre 2016

Pour la première édition des Foulées de Mandelieu 10 km on peut dire que c'est réussi !

Il y a quelques temps déjà que je m'étais inscrite, et je n'avais qu'une peur: que la course soit annulée. mais il n'en a rien été. Elle a bien eu lieu, mais dans quelles conditions !!!!

L'originalité de cette course réside dans le fait que le tshirt sert de dossard, résultat tout le monde est habillé pareil. Par contre pas très pratique dans des conditions froides ou pluvieuses. Il faut soit mettre une épaisseur en plus en dessous (comme j'ai fait) ou courir avec un coupe vent qui va cacher le dossard.

Le parcours est prévu plat, avec un départ arrivée dans un stade, ça peut être cool.

Sauf que la météo en a décidé autrement. Déjà 3 jours auparavant j'avais effectué ma première sortie sous la pluie, mais une pluie fine. En course j'avais eu la chance d'être épargné jusqu'à maintenant mais cette fois non. Grosse pluie et petit vent frais par endroit...un bonheur!

Quelques petits problèmes dans l'organisation avec peu d'indication pour les coureurs et les accompagnants mais on pardonne  pour une première fois. Cependant sur le chemin tout est au top et très bien indiqué.

Un échauffement est prévu dans le stade : il tombe très bien, parfait pour se réchauffer un peu. Pour le coté humide, il est vrai qu'une fois mouillé on ne voit pas bien la différence. Toutefois je suis contente d'avoir pris une casquette qui empêchera l'eau de venir ruisseler sur mes yeux.

 

Le départ est assez approximatif : on est tous parti en même temps en peloton donc ceux qui sont parti dans les derniers sont forcément lésés alors que pourtant il y avait un chronométrage par puce donc il aurait été plus simple d'avoir un point de départ qui déclenche notre propre chrono lors de notre passage et pareil à l'arrivée pour couper le chrono, comme cela se fait sur la plupart des courses. Ceci dit, je vais vite me rendre compte que ça n'aurait pas changé grand chose aujourd'hui.

Le début du parcours s'effectue dans le stade avec un passage devant la tribune où sont rassemblés les accompagnateurs (plan vigipirate oblige seuls les détenteurs de dossards avaient accès à la piste). C'est l'occasion pour moi d'essayer d'apercevoir mon chéri que j'ai embarqué dans cette galère ce dimanche. Ensuite on sort sur le bitume quelques mètres avant de rejoindre les berges  de la Siagne (une rivière que nous allons longer pendant une bonne partie de la course) et là commence les problèmes.

Je pense en effet que par beau temps ça doit être très agréable et très beau mais là...

Le chemin de terre est plein de flaques d'eau et d'herbe boueuse. Avec le regroupement qu'il y a, lié au départ, je tente comme beaucoup de passer sur un coté pour avancer et... très mauvaise idée : je sens que mon pied s'enfonce et se rempli d'eau, ça c'est fait !!! Le seul endroit qui était encore un peu sec... sniiiif

Désormais je ne pense qu'à une chose: la bonne douche chaude que je prendrai en rentrant.

On essaye donc d'éviter au mieux les grosses flaques et on court dans les petites. J'essaye de maintenir un 6 min 30 au kilomètre car je pars sur une base de record perso (enfin dans l'esprit, j'ai encore l'espoir à ce moment là)

Suivent ensuite quelques passages avec de petites montées mais rien de bien méchant, puis des escaliers, en descente surtout, et ...surprise... des passages dans le sable mouillé!!! Mes pauvres chaussures elles n'ont pas mérité ça.

 

Je m'accroche, mais au 5ème kilomètre je comprends que le record perso va être compliqué surtout que la pluie redouble par moment. Je dois juste finir au plus vite pour rentrer au chaud.

 

Des gens marchent,  je double, ça remonte toujours le moral. Un monsieur sur le coté, à l'abri, me dit :

"je ne vous envie pas" 

C'est bien je me demandais justement ce que je faisais là un dimanche matin à courir sous la pluie pour pas grand chose finalement...

A ce moment là c'est vrai que c'est difficile, pas la course en elle même, mais se dire "pourquoi je m'inflige ça, pourquoi j'inflige ça à mes proches (oui mon chéri est en train d'être surgelé en m'attendant quand même ) et j'avoue que je n'ai pas trouvé la réponse ce jour là. Je pense que la prochaine fois que j'accomplirai une grande course je me dirai "c'est pour ça, pour ces moments là" mais ce dimanche là sous la pluie, j'aurais pu abandonné, je pense que je n'aurais même pas été déçue.

 

Pour me remotiver, nouvel objectif : pas de marche , déjà parce que j'arriverai plus vite et aussi parce que sinon tout ça n'aura vraiment servi à rien.

Par moment il faut faire aussi attention à ne pas glisser. Je ne veux surtout pas me blesser .

On continue avec un passage au ras de la mer et on a le vent en plus du reste, magnifique j'adore.

 

C'est quoi cet enfer !!!!

 

Je veux rentrer chez moi !!!

 

J'ai entamé le chemin retour vers le stade qui emprunte en gros le même qu'à l'aller, longeant la Siagne. Je n'en peux plus: point de coté, plus d'énergie, je suis au bord de me dire je marche mais vu que je n'ai plus rien à gagner il me restera au moins ça.

Du coup je continue. Je vais faire un chrono pourri mais j'aurai tout donné. Arrivée dans le stade je n'ai même pas la force d'accélérer pour finir. J'essaye de suivre quelqu'un devant mais je n'y parviens pas.

J'ai les pieds trempés, les mollets plein de boue, les chaussettes pleines de sable mais je finis.

1h09... bien loin de ce que je voulais

J'ai perdu tellement d'énergie à éviter les flaques et les glissades, que je suis contente d'être bien arrivée, de ne pas avoir lâché malgré les conditions. Contente aussi que mon mollet ne se soit pas manifesté avec les passages dans le sable.

J'ai laissé sécher mes pauvres chaussures...puis je les ai brossées plusieurs jours après et j'ai pu voir que j'avais ramené  avec moi la moitié de la plage :)

Bref cette dernière course de l'année restera pour moi un souvenir assez compliqué mais aussi une victoire mentale !

 

Hâte d'être à l'année prochaine pour de nouveaux défis.

 

 

 

Voilà ce que ça donne de courir un dimanche matin dans la boue! by LittleMarmotte

Voilà ce que ça donne de courir un dimanche matin dans la boue! by LittleMarmotte

Rédigé par Little Marmotte186

Publié dans #finisher, #10k

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